Les antioxydants

17 mars 2022

Les antioxydants

Les antioxydants sont en autres des vitamines ou micronutriments qui ont la capacité de protéger l’organisme des réactions pro-oxydantes, inflammatoires. Lorsque ces réactions dépassent les capacités antioxydantes protectrices de l’organisme, on parle de stress oxydant. C’est, ce qui est à l’origine de l’oxydation des aliments (ex : morceau de pomme noirci en contact avec l’oxygène) ou encore du vieillissement cellulaire chez l’Homme.

Les molécules à l’origine de ce stress oxydant sont appelées radicaux libres, qui ne sont que des dérivés normaux des processus moléculaires liés au métabolisme de l’oxygène. Leur présence est en effet normale et indispensable pour le bon fonctionnement cellulaire, du système immunitaire, ainsi que pour son effet bactéricide.

Cependant, un stress extrinsèque (tabac, pollution, malbouffe, médicaments, soleil…) et intrinsèque (hyperglycémies, vieillissement, inflammation liée au surpoids, infection, surcharge en fer, cuivre, métaux lourds…), couplés à une mauvaise alimentation pauvre en antioxydants, peuvent décupler cette production de radicaux libres. Nos systèmes de protection sont alors dépassés, ce qui engendre des dommages sur les macro-molécules de nos cellules, telles que les protéines, lipides, glucides, ADN … Ces dernières deviennent ainsi dysfonctionnelles favorisant le développement de pathologies métaboliques chroniques telles que le diabète, le cancer, les pathologies cardio-vasculaires (par exemple l’athérosclérose), la dégénérescence neuronale, ….

Qu’est-ce qu’un radical libre ?

Cet exemple va peut-être vous surprendre mais l’oxygène (O2) en est à l’origine. L’oxygène est notamment extrêmement présent dans les mitochondries, qui sont les centrales énergétiques de nos cellules. Il y en a des milliers par cellules musculaires, cardiaques ou neuronales. On peut comparer les mitochondries de nos cellules à des centrales nucléaires. Elles produisent notre énergie vitale (encore appelée ATP), indispensable au fonctionnement de nos cellules, à toutes les réactions biochimiques cellulaires et à la contraction musculaire. Mais comme toutes centrales nucléaires, nos mitochondries produisent des déchets toxiques : les radicaux libres (formes chimiques instables de l’oxygène). Ces formes moléculaires instables de l’oxygène vont chercher à retrouver une forme de stabilité en s’appariant à d’autres molécules comme l’ADN, les lipides membranaires de nos cellules, …. les rendant ainsi dysfonctionnelles. De même, ces radicaux libres, s’ils sont présents en excès, vont également agresser nos mitochondries dont la production d’énergie sera enraillée, participant ainsi à l’accélération du vieillissement cellulaire et au développement de pathologies neuronales, fibromyalgies, etc ….

« Que ton aliment soit ton premier médicament »

Quels sont nos niveaux de défense ?

Nous avons deux manières de nous protéger du stress oxydant :

  • Les systèmes enzymatiques comme la glutathion peroxydase, la superoxyde dismutase, la catalase, qui utilisent des cofacteurs comme le Cuivre le Zinc ou encore le Manganèse.
  • Les systèmes non enzymatiques:
AntioxydantSources alimentaires
Vitamine CFruits et légumes frais ou surelés, crus
Vitamine EHuiles végétales, oléagineux, germe de blé
Caroténoïdes : lutéine, lycopène, B-carotène

 

astaxantine

Tomate, potiron, carotte

 

Crevette, saumon, crustacés

Polyphénols : resvératrol, quercétine, épigallocatéchinesThé, chocolat noir, fruits rouges, vin rouge, huile d’olive, oignons, herbes et épices
CoQ10Bœuf, hareng, poulet, huile de colza, cacahuètes
Acide lipoïqueAbats, viande de bœuf, tomates, brocolis

Notons que l’alimentation joue un rôle prépondérant, et qu’un déficit d’apports en micronutriments protecteurs pénalise l’organisme sur le plan oxydatif. On insistera également sur l’importance des polyphénols présents dans les fruits et légumes qui aident à la stimulation de nos systèmes de défenses anti-radicalaires ; et sur le coenzyme Q10,  antioxydant majeur avec le glutathion présents dans nos cellules. Il existe une synthèse endogène de coenzyme Q10, qui diminue avec l’âge, avec la prise de statines ou encore lors de maladies cardiovasculaires. Une supplémentation peut donc s’avérer intéressante.

On remarque encore une fois l’importance d’une alimentation équilibrée, diversifiée, végétale et de saison.

Cependant, diverses études épidémiologiques montrent l‘intérêt d’une poly-supplémentation pour une protection efficace et optimale contre les radicaux libres. Supplémentation qui ne doit pas se faire de façon systématique et sur de longues durées (prévoir des fenêtres thérapeutiques de 1 à 3 mois, 2 fois par an) car l’organisme est pourvu d’un système de régulation redox, permettant de majorer la réponse antioxydante protectrice. Ce système protecteur ne sera activé et efficace que s’il est stimulé par la présence de radicaux libres.